L'amour : Méditant comme précédemment l'incommensurable équanimité, considérons tous les êtres avec le même grand amour. Comme de parents qui élèvent un enfant au mépris de son ingratitude et de leurs propres difficultés et se dépensent pour qu'il connaisse confort, bonheur et douceur. Efforçons nous de faire le bonheur et le bien de tous les êtres par toutes sortes de moyens. Tous les êtres n'aspirent et ne se consacrent qu'au bonheur. Aucun ne désire le contraire.

La compassion : Pour méditer sur la compassion, imaginons un être que torture de cruelles souffrances et souhaitons qu'il soit libéré. Rien n'est meilleur que la compassion pour dissoudre les fautes et les voiles de l'ignorance et faire émerger l'esprit d'éveil.

La différence entre pitié et compassion : quand votre peur rencontre la souffrance de quelqu'un elle engendre la pitié, quand votre amour rencontre cette même souffrance, il engendre la compassion.

La joie Incommensurable : Cette joie est absence de jalousie. Pour l'atteindre, il nous faut donc essayer ardemment par toutes sortes d'exercices mentaux, de nous débarrasser de ce sentiment négatif qu'est la jalousie. A partir du moment ou l'on se laisse corrompre par la jalousie, on ne voit plus les qualités des autres et on accumule de très graves méfaits. Renonçons y, et au spectacle des qualités et conditions favorables dont jouissent les autres ( classe sociale, aspect physique, richesse, instruction ) cultivons une joie sincère.

Les quatre vertus incommensurables sont la cause infaillible qui fait émerger en nous l'Esprit d' Eveil véritable.

On peut en résumer la compréhension par une seule expression : bonnes pensées. Tous nos actes deviennent positifs ou négatifs en fonction de la bonne ou la mauvaise pensée qui les anime.

Ref. Chapitre II du "Livre de la Grande Perfection" de Patrul Rinpoché.

En définition

1.L'amour désigne un sentiment d'affection et d'attachement envers un être, un animal ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, spirituelle ou même imaginaire avec l'objet de cet amour et à adopter un comportement particulier.

En tant que concept général, l'amour renvoie la plupart du temps à un profond sentiment de tendresse envers une personne. Toutefois, même cette conception spécifique de l'amour comprend un large éventail de sentiments différents, allant du désir passionné et de l'amour romantique, à la tendre proximité sans sexualité de l'amour familial ou de l'amour platonique et à la dévotion spirituelle de l'amour religieux.

2. La joie est une émotion ou un sentiment de satisfaction spirituelle, plus ou moins durable, qui emplit la totalité de la conscience. Elle se rapproche de ce qui forme le bonheur. Elle se distingue des satisfactions liées au corps (les plaisirs), qui n'affectent qu'une partie de la conscience.

3. La compassion est une prédisposition à la perception et la reconnaissance de la douleur d'autrui, entraînant une réaction de solidarité active, ou seulement émotionnelle. Il s'agit donc d'une variante d'empathie axée sur la douleur. On peut aussi se porter de la compassion, ce qui sous-entend que l'on est détaché de soi-même, sans quoi on peut aisément la confondre avec l'apitoiement, avec sa composante de complaisance. De même la compassion envers autrui peut être confondue avec la pitié, au sens moderne, avec sa connotation de condescendance.

4. L'équanimité, l'égalité d'âme, d'humeur, est une disposition affective de détachement et de sérénité à l'égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable.

En tant que résultat d'une pratique spirituelle, ou d'un cheminement de croissance personnelle, ce détachement s'enracine et se stabilise par une acceptation de soi-même et de ses circonstances, passées ou actuelles, un lâcher-prise constant malgré les caprices de sa volonté et de sa réactivité personnelle, ainsi qu'une base de confiance dans le bien-fondé des données de la vie, par une intuition grandissante de leur nature réelle. Ces processus très variables auront fini par élaborer un apaisement intime de l'esprit devant tout désir, peur, etc.

5.La spiritualité, en tant qu'expression d'une aspiration aussi ancienne que l'humanité, existait avant les institutions religieuses. Après plusieurs siècles d'une spiritualité presque exclusivement religieuse, l'émergence de la philosophie, le déclin de l'adhésion aux grands courants religieux et le passage à la société postmoderne ont conduit une partie des « croyants » à revendiquer à nouveau une spiritualité sans appartenance à une institution religieuse, exprimant, par exemple, une préférence pour l'humanisme (pouvant relever de l'athéisme ou non)

La notion de spiritualité comporte aujourd'hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage. Elle se rattache traditionnellement à la religion dans la perspective de l'être humain en relation avec un être supérieur (Dieu) et le salut de l'âme. Elle se rapporte, d'un point de vue philosophique, à l'opposition de la matière et de l'esprit ( corps-esprit) ou encore de l'intériorité et de l'extériorité. Elle désigne également la quête de sens, d'espoir ou de libération et les démarches qui s'y rattachent (initiations, rituels, développement personnel, Nouvel-Âge). Elle peut également, et plus récemment, se comprendre comme dissociée de la foi en Dieu, jusqu'à évoquer une « spiritualité sans dieu »

6.La conscience pure. Urīya est un terme sanskrit qui signifie le quatrième état de conscience au-delà de ceux de veille, rêve et sommeil. Dans les différents courants de philosophie monastique hindoue, Turīya (ou chaturtha) est un État de conscience pure. Il s'agit d'un quatrième état de conscience qui sous-tend et qui transcende les trois états de la conscience commune : l'État de la conscience éveillée (Jagrata), l'État de rêve (svapna), et le sommeil sans rêve (susupti).

7.La conscience est, du point de vue de certaines philosophies et de la psychologie, la faculté mentale qui permet d'appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs (par exemple, sous la forme de sensations) ou intérieurs (tels que ses états émotionnels) et plus généralement sa propre existence. Si je suis triste ou heureux et que je me rends compte que je suis triste ou heureux, par exemple, je prends alors conscience de mes états affectifs.

Le terme de conscience peut être distingué en plusieurs catégories :

-La conscience en tant que phénomène mental lié à la perception et la manipulation intentionnelle de représentations mentales, qui comprend la conscience du monde qui est en relation avec la perception du monde extérieur, des êtres vivants doués ou non de conscience dans l’environnement et dans la société (autrui) ; et la conscience de soi et de ce qui se passe dans l’esprit d’un individu : perceptions internes (corps propre), aspects de sa personnalité et de ses actes (identité du soi, opérations cognitives, attitudes propositionnelles).

-La conscience morale, respect de règles d'éthique, sens unique du terme jusqu'au XVIIe siècle.

-La conscience en tant que substrat de l'existence, dans certaines conceptions de la spiritualité

Réf. http://fr.wikipedia.org/