NETTOYAGE DES MÉMOIRES PSYCHOSOMATIQUES

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vendredi 22 avril 2016

Les quatre vertus incommensurables

ob_d1aa2f_55.jpg Les quatre vertus incommensurables sont l'amour, la compassion, la joie et l'équanimité.

En pratique

L'équanimité : Signifie d'une part renoncer à avoir de la haine pour ses ennemis et un attachement passionné envers ses amis; d'autre part avoir une attitude égale envers tous les êtres, sans attachement partial pour ses proches ni haine envers ses ennemis.

Commençons par nous entraîner de multiples manières à ne plus éprouver de haine ou de colère envers ceux qui nous déplaisent profondément et suscitent ces émotions. Considérons les de façon neutre, comme ceux qui nous font ni bien ni mal.

Ensuite, pensons que parmi ces gens neutres, d'innombrables furent nos pères et mères au long de nos existences sans commencement, et entraînons nous jusqu'à ce que nous ressentions envers eux le même amour que pour nos parents actuels.

Enfin, considérons avec une grande et égale compassion tous les êtres qui peuplent l'univers jusqu'aux confins de l'espace.

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Cultiver la compassion

ob_3d6854_un-care-compassion-and-dignity.jpg Avant de cultiver l’amour et la compassion, il importe de bien comprendre ce que recouvrent ces deux termes. Dans la tradition bouddhiste, on les considère comme deux aspects d’un même sentiment de bienveillance : l’amour est le désir que tous les êtres soient heureux, et la compassion, le souhait qu’ils soient libérés de la souffrance.

Ensuite, il faut se demander s’il est possible de cultiver l’amour et la compassion tout en ayant de moins en moins de colère, de haine et de jalousie. À cela je réponds oui sans hésiter Même si, pour le moment, vous n’êtes pas de mon avis, je vous demande de rester ouverts à cette possibilité. Livrons-nous ensemble à quelques réflexions : peut-être trouverons-nous des réponses.

Tous les bonheurs et toutes les souffrances peuvent se ramener à deux catégories : celle l’esprit ou celle du corps. Pour la plupart d’entre nous, c’est l’esprit qui joue un rôle le plus déterminant dans les sensations de bien-être et de mal-être. En comparaison, le rôle que joue la condition physique est secondaire, sauf si nous sommes gravement malades ou dans le dénuement total. En revanche, l’esprit peut être affecté par les évènements les plus insignifiants. Il est donc normal de faire davantage d’efforts pour apaiser son esprit que pour s’assurer le confort physique.

Il est possible de changer son esprit

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L'art de se guérir

shutterstock_260280131-600x600.jpg S’arrêter, condition première de la guérison

Vous avez déjà fait l’expérience d’une très grande souffrance - il vous est arrivé quelque chose et vous avez cru que vous n’y survivrez pas. Comment supporter une aussi mauvaise nouvelle, une telle douleur ? Pourtant vous avez survécu. Vous avez traversé cette période et vous avez prouvé que vous pouviez supporter ce degré de souffrance. Cela montre que votre conscience sait comment survivre. Vous vous dites : « Le temps guérit ». Mais le temps, à lui seul, ne peut guérir votre souffrance. Ce n’est pas l’habitude de la souffrance qui guérit. Non. C’est votre conscience qui sait comment se soigner. Vous devez lui faire confiance parce que, dans votre conscience, il y a le Bouddha, il y a le siège de l’amour, la compréhension. Si vous leur permettez de se manifester, votre conscience pourra se soigner.

Or qu’en est-il de votre conscience, votre esprit ? Quelle pratique faire ou ne pas faire, afin que conscience et esprit puissent se reposer ? Nous ne devrions pas perdre notre temps à entretenir des idées, même de merveilleuses idées, à propos de l’Eveil, le nirvana, l’état de Bouddha, ce genre de choses. Nous devrions nous en tenir à la réalité, les os de la pratique.

Par quoi commencer ? Par samatha. Samatha c’est simplement s’arrêter. Debout devant un jeune arbre, vous regardez ce jeune arbre. Vous vous tenez devant l’arbre et faites en sorte de vous arrêter. Vous inspirez et expirez de manière à cesser totalement de courir dans votre esprit et votre corps.

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Amour Inconditionnel

imageslo.jpg Tout le monde croit savoir aimer, mais très peu de gens savent aimer en réalité. Je parle d'aimer vrai, aimer sans vouloir "posséder".

Aimer sans attacher mais au contraire en laissant l'autre libre d'exister en dehors de soi. Cela n'est pas se résigner à ne pas avoir l'exclusivité et le pousser à nous être infidèle, mais au contraire, c'est vouloir comme la plus haute preuve d'amour qu'il soit d'abord fidèle à lui-même.

Cet amour là implique une compréhension, un respect total de l'être aimé et aussi de soi-même. Cela implique de ne pas imposer ses désirs ou sa volonté, ne pas vouloir exercer un quelconque pouvoir sur lui. En réalité on aime vraiment quand on n'utilise pas la faiblesse de l'autre pour lui imposer notre force.

Mais pour aimer vrai il faut bien sûr avoir pleinement conscience que notre façon d'aimer actuelle est bien souvent conditionnée par nos manques affectifs liés à l'enfance, par les idées fausses ou dévalorisantes qui nous ont été transmises par nos proches, la société, la soi-disant morale.

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Le toucher relationnel

Ttoucherouche une herbe, Touche une fleur, Touche un fruit, Touche un arbre et sa peau rugueuse, Touche un caillou chauffé par le soleil, Touche une bûche prête à se consumer pour te réchauffer. Touche un petit oiseau, blotti avec confiance au creux de ta main, laisse-toi imprégner par sa douceur, par le moment qui passe, par l'air que tu respires, par la chaleur du soleil. Touche une main, elle te raconte une histoire, Touche un pied, et sens le chemin parcouru, Touche une jambe, un corps et permets lui de te rencontrer, tu rencontreras son âme. Touche un corps qui s'abandonne, et tu te laisses aller aussi dans cette confiance, dans le respect de l'autre, tu accueilles l'autre en toi, comme lui te reçoit. Touche, Touche, Touche, la vie est là, passant par ton cœur pour aller jusqu'au bout de tes doigts. Touche, Donne, Reçois et entre dans cette dimension qui t'emmène vers l'infini.

Monique Wauqiez (70 ans), après un stage de réhabilitation du toucher